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ULTRACOÏT


Chronique de l'excellentissime webzine Perte et Fracas:

  La fine fleur de la dentelle noise, un nom de groupe et de premier disque sentant bon le neo-romantisme et le clair de lune à la mandoline. Ultracoït a décidé de te la mettre bien profond. C'est avec un certain talent qu'ils atteignent leur but. Certes, leurs manières à la hussarde ne prennent pas par surprise mais un bon ramonage dans les grandes largeurs n'a jamais fait de mal à personne. Avec ces coups de basse gaillards, ces deux guitares ferrailleuses qui dérapent dans le larsen et ce chant d'homme de la Pampa qui n'a pas croisé de chèvre depuis longtemps, Unsane et les Cherubs sont des invités privilégiés de cette partouze de campagne. C'est rustre, primaire, gras mais il ya du bon gras et celui de Ultracoït ne déborde jamais. Il aide juste à faire glisser le gros calibre que Ultracoït dégaine à tout va pour mieux arroser de liquide blanc et purulent un noise-rock élevé au bon grain et au grand air. L'extrême vigueur de Introduire, la virilité exacerbée de Le Notaire, la baveuse japonaise de Dickheads et le must du must, le sixième et dernier titre, Good Girl, qui prouve que Ultracoït ne sont pas que des queutards bas du front mais maîtrisent parfaitement les codes du noise-rock terreux tout en lui insufflant de la flamme (j'aimerais juste savoir si la demoiselle au milieu du titre simule ou pas ?).
 Une fois les paroles et samples Marc Dorcel déchiffrés, une fois les faces Cunt et Dick tournées, prises et retournées, une fois les masques de latex et les slips moule-burnes tombés, bref, une fois passée la blague de leur noise-sex-rock, on se retrouve avec une sérieuse et lourde charge noise-rock jouissive. Les meilleures blagues sont les plus courtes mais on espère que celle d'Ultracoït va nous donner encore de beaux bâtards.
SKX (08/05/2011)