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THE BLACK HEART PROCESSION

A écouter Six de The black heart procession, des bouffées nostalgiques m'envahissent et un vaste horizon polaire de neiges désertiques surgit devant mes yeux, à moins qu'il ne s'agisse du bRRouillaRd tRRompeuR de LondRRes Rendu tRRistement célèbRe paR les méfaits de Jack l'éventRReuR. TRRemblez dans vos chaumièRes, bRRaves bouRRgeois... BRRR... Eh bien pas du tout, ces gars là sont de San Diego en Californie, et cela bien que leurs barbes touffues n'aient pas du voir le soleil depuis bien longtemps. La simplicité sans fioritures des lignes mélodiques au piano de certaines compositions (qui n'est pas sans rappeler The Cure époque Faith ou Seventeen seconds), dont les notes détachées ont le temps de s'inscrire dans votre cerveau troublé d'adolescent libidineux en révolte, ou les orchestrations, particulièrement des cordes, ainsi que la voix grave voire sépulcrale du chanteur (Pall Jenkins) vous plongent dans un univers de mélancolie d'un romantisme sombre, parfois morbide (voir les visuels du groupe qui s'accordent très justement avec le ton de l'album), dont l'univers mental se rapproche au plus près de celui d'un Nick Cave avec ses Bad Seeds (réécoutez l'album Murder Ballads, vous verrez c'est frappant!),sans même parler de la façon d'utiliser certains instruments: le piano encore, qui quand il n'égrène pas ses notes comme autant de ricochets qui étendent progressivement leurs ondes dans l'eau noirâtre de votre caveau... euh pardon de votre cerveau, sert à soutenir le rythme endiablé (pourquoi ne pas dire sabbathique!) de compositions plus enlevées aux accents parfois presque pop dont le son eighteen des claviers ravive les souvenirs de toute une génération. Bref, un album complet d'une cohésion sans failles, du bel ouvrage comme aurait dit ma grand mère, et comme elle l'aurait dit aussi: « c'est souvent dans les vieux pots qu'on fait les meilleures confitures ». Il faut toujours écouter sa grand mère.
SEB. (Un grand MERCI a lui !!)